Les Jurys

Section "Fictions Internationales"

  • André Boulerice
  • Iolande Cadrin-Rossignol
  • Doris Posch

André BoulericeÉlu député à l'Assemblée nationale en 1985, André Boulerice a commencé sa vie parlementaire en tant que porte-parole de l'opposition officielle pour les Arts et la Culture. De 1993 à 2000, il a assumé la Présidence délégué pour le Québec de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie ce qui lui a permis d'avoir une connaissance intime des pays francophones d'Afrique. Élevé au rang de Commandeur de l'Ordre de la Pléiade (Ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures), André Boulerice avait demandé que les insignes de cet ordre lui soient remis sur le sol africain (Cameroun) en témoignage de son affection pour ce continent. Durant ses cinq mandats comme député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, il a grandement priorisé le développement des entreprises culturelles de son quartier (Grande Bibliothèque, Archives nationales, Écomusée du fier monde et la rénovation de nombreux théâtres). Avant son départ de la vie politique en 2005, il a assumé la fonction de ministre délégué à l'Immigration et aux Relations avec les citoyens.

Iolande Cadrin-Rossignol

Iolande Cadrin-Rossignol œuvre depuis plus de 40 ans dans le domaine des médias. Auteure, scénariste ou productrice de plusieurs émissions de radio, de télévision et de courts, moyens et longs métrages documentaires et dramatiques, elle a enseigné le cinéma plus de dix ans à l’Université de Montréal, à l’Université Laval et à l’UQÀM. Elle a aussi occupé des postes clés à la Société Radio-Canada et au Programme français à l’Office national du film, en plus d’avoir dirigé ses propres entreprises de production cinématographique. Elle a présidé trois regroupements professionnels : l’Association des Réalisateurs et Réalisatrices du Québec, Les Films de l’Autre, ainsi que la Cinémathèque québécoise, dont elle a par la suite occupé le poste de directrice générale durant trois ans et demi. Son livre, "Dialogues sous les étoiles" avec comme co-auteurs Jean-Pierre Luminet et Hubert Reeves, a été lancé en France en novembre et est disponible depuis le 9 janvier dans les librairies québécoises.

Doris Posch

Doris Posch est chercheure en films et médias à l’Académie du Film de Vienne et Fellow de l’Académie Autrichienne des Sciences. En 2015-2016, elle a été chercheure invitée à l'Université de New York (NYU) et à l'Université Concordia à Montréal. Ses recherches portent sur les cinémas du monde et les cinémas postcoloniaux contemporains. Actuellement, elle s’intéresse particulièrement aux cinémas émergents caribéens tels que les cinémas d’Haïti et de la diaspora. Elle a publié des articles dans divers journaux tels que le International Journal of Cultural Studies (2017), Култура / Culture (2015), dans des volumes tels que Performing Translation (2016 et 2014), Dynamiques culturelles dans le cinéma africain du XXIᵉ siècle - Acteurs, formats, réseaux (2017), ainsi que la monographie Postkoloniales Filmschaffen (2014). Doris Posch est diplômée d’Études Cinématographiques ainsi que d’Études Françaises et Francophones de Paris, Vienne, Bruxelles et Montréal. Elle travaille également en tant que programmatrice et interprète dans divers festivals de films, entre autres à Antananarivo, Addis Abeba, São Paolo, Rio de Janeiro, Ouagadougou, Vienne et Zanzibar.

Section "Documentaires Internationaux"

  • Mélissa Blaise
  • Djia Mambu
  • Rufo Valencia

Mélissa Blaise

 

Notaire de profession, Mélissa Blaise œuvre dans le domaine immobilier depuis plus de 10 ans. Elle se spécialise dans la négociation d’ententes immobilières pour ses clients. Pour cette jeune femme d’origine haïtienne, il est important de s’impliquer socialement. Mélissa Blaise a été membre du conseil d’administration du Centre des Femmes de Rivière-des-Prairies pendant plusieurs années. Elle a aussi été membre du conseil d’administration de la Jeune Chambre de Commerce Haïtienne (JCCH). Elle considère que le cinéma offre le moyen idéal d’ouverture sur le monde.

Djia Mambu

 

Journaliste belgo-congolaise (RDC), adepte inconditionnelle et passionnée de cinéma d’Afrique et de films d’aspiration africaine, Djia Mambu porte un intérêt considérable au 7ème art comme véhicule de la culture. Chroniqueuse cinéma pour Radio Africa n°1, elle écrit aussi pour Africultures, Africiné, Images Francophones et Cinéma Belge. Coordinatrice et contributrice d’Awotele, la revue des critiques ciné d’Afrique, elle s’est récemment lancée dans la distribution de films avec sa boite de production Madjiki Prod. Djia Mambu est membre de la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI) et membre de la Fédération Africaine des Critiques de Cinéma (FACC).

Rufo Valencia

 

Rufo Valencia est journaliste à Radio Canada International depuis presque vingt ans. Il fut initié à l’analyse et à la critique cinématographique par le critique et théoricien du cinéma, le Bolivien-Espagnol Luis Espinal. À titre de journaliste, il a couvert de multiples festivals de cinéma à Montréal. D’autre part, il a également été chroniqueur de films pour la section anglaise de RCI. Il est un abonné fidèle de la Cinémathèque québécoise.

Section "Afrique Connexion"

  • Corinne Chatel
  • Victor Ghizaru
  • Alexandre Vallerand

Corrine Chatel

 

"J’ai toujours rêvé de laisser une marque positive de mon passage sur cette terre. Ceci a été renforcé lorsque j’ai compris que nous avions énormément à remettre au continent africain qui se fait exploiter depuis trop longtemps. Il est tant de redonner. Voilà pourquoi, en 2006, j’ai fondé, avec une amie Burundaise, un organisme de bienfaisance au Burundi. Depuis ce temps, nous suivons, avec une équipe formidable ici et au Burundi, près de 1000 enfants en leur donnant accès à leur droit fondamental à savoir, l’éducation."

Victor Ghizaru

 

Victor Ghizaru est co-fondateur de Chop Chop Films, une jeune société de production et post-production axée sur le documentaire et la réalité virtuelle. Il a longtemps travaillé comme technicien vidéo pour des productions américaines et québécoises, notamment "Arrival" de Denis Villeneuve. En parallèle, il a produit, tourné et monté ses propres projets documentaires. Son premier, "Un jour à l’école", tourné au Burkina Faso, lui a valu le prix de la relève dans le cadre du festival Vues d’Afrique 2016 après une première mondiale à International Documentary Filmfestival Amsterdam. Aujourd’hui il travaille sur plusieurs projets, notamment une série de courts métrages tournée à Madagascar et accompagnée d’un segment en réalité virtuelle.

Alexandre Vallerand

Alexandre Vallerand a débuté sa carrière comme humoriste de type social avec comme thème le handicap, le divorce ou la guerre dans le but de faire réfléchir par le rire. C'est par un premier rôle télévisuel, dans la série quotidienne "30 vies" de Fabienne Larouche, qu'Alexandre Vallerand en a profité pour surprendre l’opinion publique par sa prestation d'handicapé en colère. L'épisode d'ouverture de la saison où il donne la réplique au professeur interprété par Guillaume Lemay-Thivierge s'est retrouvé parmi les finalistes aux International Emmy Awards à New York. Il en fût de même pour "Prends-Moi", court métrage d'Anaïs Barbeau-Lavalette et André Turpin sur la sexualité des handicapés en résidence où on a pu le voir dans un des rôles principaux. "Prends-moi", présenté notamment au FNC et au TIFF, a suscité émoi et curiosité et s'est vu attribuer plusieurs prix internationaux grâce à son thème innovateur et son angle d’approche.

Section "Regards d'ici"

  • Iris Amizlev
  • Karine Boulanger
  • Belgacem Rahmani

Iris Amizlev

Historienne de l’art et anthropologue, Iris Amizlev est spécialisée dans le Pop et Land Art. Elle a obtenu son baccalauréat à l’Université Concordia et sa maîtrise en histoire de l’art, ainsi que son doctorat en anthropologie à l’Université de Montréal. Son implication professionnelle l’a menée vers des institutions culturelles comme le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée d’art contemporain des Laurentides, la Galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke et Stewart Hall. Au sein du Musée des beaux-arts de Montréal, en tant que Commissaire indépendante, Iris Amizlev a travaillé sur la commémoration du 60e anniversaire du Refus Global, puis a été conservatrice des cultures du monde et des programmes interculturels et a piloté la formation des guides bénévoles du Musée. Elle a participé à des conférences sur l’art et publié des articles dans des revues d’art canadiennes et des catalogues sur des artistes comme Bill Vazan, André Fournelle et Peter Gnass. Iris Amizlev est actuellement chargée de projets pour la programmation culturelle et les expositions à la Bibliothèque et les Archives nationales du Québec.

Karine Boulanger

 

Karine Boulanger a obtenu une maitrise en études cinématographiques à l’Université de Montréal. Son mémoire portait sur le cinéma québécois indépendant des années 60 et 70. Elle a travaillé pendant 7 ans en recherche à l’Université de Montréal, au sein du Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique (GRAFICS) et du Centre de recherche sur l’intermédialité (CRI). Elle a par la suite travaillé pendant 6 ans à la Cinémathèque québécoise, d’abord comme adjointe à la programmation puis comme programmatrice-conservatrice, cinéma, vidéo et nouveaux médias internationaux. Son rôle au Vidéographe est de conserver, développer et mettre en valeur l'importante collection de l'organisme.

Belgacem Rahmani

 

M. Rahmani réside à Montréal depuis plus de quatre décennies. Il a œuvré au sein d’une petite PME dans le secteur du génie-Conseils et a occupé, entre autres, les fonctions de directeur général et associé durant près d’une décennie. Il a par la suite été durant une courte période membre de la fonction publique fédérale avant de bifurquer vers le secteur de l’enseignement dans plusieurs établissements. Bénévole durant près de trois décennies, il a été président de l’association des étudiants, membre fondateur du Regroupement des universitaires et chercheurs d’origine algérienne du Canada, membres du conseil d’administration du Réseau des diplômés d'HEC Montréal à deux reprises et Secrétaire général de la Fondation Club Avenir. Il préside depuis l’automne 2014, le Conseil interculturel de Montréal.

Section "Droits de la Personne"

  • Petrona Jacqueline Joseph
  • Julien Le Net
  • Sylvie Teste

Petrona Jacqueline Joseph

Petrona Jacqueline Joseph, que l’on peut voir dans l’émission Breakfast Télévision, a reçu plusieurs titres et occupé de nombreux postes importants comme ceux de vice-présidente au marketing pour la Semaine de la mode caribéenne de Montréal, de membre honoraire du festival de films Vues du monde et d’ambassadrice de marque pour BMW Canada. Son aventure au sein de la scène de la mode montréalaise lui a permis de collaborer avec des griffes de renom. Petrona Jacqueline Joseph est également l’une des rares femmes noires à avoir travaillé avec l’entreprise de mégacentres commerciaux Premium Outlets Montréal. En plus de ces nombreux projets, elle vient de mettre le pied à New York et publie son blogue Slayedit New York, déjà très bien reçu. Grâce à ses déplacements entre Montréal et New York, elle a donné énormément de visibilité à plusieurs marques, designers, restaurants et événements.

Julien Le Net

 

Julien a co-réalisé le documentaire « Et Maintenant Nos Terres » qui porte un regard nouveau sur les réalités agricoles en Afrique à travers l’histoire de résistances paysannes locales. Expert en innovation sociale, il a travaillé au Cameroun à la mise en place de solutions de microfinance avec des organisations de petits producteurs. En France, il a accompagné des entrepreneurs sociaux dans le développement de leurs activités à impacts sociaux et environnementaux. Il se consacre maintenant à Montréal au développement de l’entreprise d’agriculture urbaine ÉAU - Écosystèmes Alimentaires Urbains – qui contribue à l’autonomie alimentaire des communautés grâce à l’aquaponie.

Sylvie Teste

Sylvie Teste est née en Algérie, a grandi en France et vit à Montréal depuis 15 ans. Diplômée en enseignement, détentrice d’une maîtrise en musicologie et une maîtrise en communication, elle crée et produit des projets culturels avec une conception pluridisciplinaire, inter générationnelle, créative et sociale de la place de l’art dans la vie des citoyens. Elle a notamment co fondé en 2004 l’organisme Les Escales Improbables de Montréal, qui a porté des projets ouverts sur le monde à Haïti, au Sénégal, en Martinique, au Maroc, en France et dans de nombreux autres pays. Ces projets ont confirmé son engagement pour le partage des cultures et des connaissances pour un mieux vivre ensemble. C’est avec un immense plaisir qu’elle se joint aux membres du jury de cette édition du festival.

Section "Développement Durable"

  • Nadine Otsobogo
  • Jules Savaria
  • Lorraine Simard

Nadine Otsobogo

 

Nadine Otsobogo, née sur l’Equateur gabonais, est chez elle à Paris comme à Libreville. Quand elle réalise le précieux Dialemi – que l’Académie des César retint parmi les 32 meilleurs courts métrages du monde - au seuil d’une plage africaine, quand elle maquille le plateau d’un film qui part à la Berlinale, à Cannes, au Fespaco, quand elle tourne une série TV dans une ville au bord de la guerre civile, son engagement est un geste passionnément perpétué. Elle capte à grandes goulées la beauté du monde, la vacillante splendeur de la peau, de la terre, des mains au travail, des yeux déjà si peu innocents des enfants. Son œuvre est un commencement et n'aura pas de fin. Vert de malachite et ocre rouge, depuis les Anciens, se peindre est un rite. Pour fixer les couleurs, son Festival du Film de Masuku convoque alors Dame nature au festin des images.

Jules Savaria

Jules Savaria a débuté sa vie professionnelle en tant que directeur régional pour l'Afrique occidentale auprès du Service universitaire canadien outre-mer en 1975. Il a exercé les fonctions de conseiller auprès de plusieurs organisations s'occupant d'aide au développement au Mali, à Haïti et au Cambodge. En 1980, il s'est joint au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Sénégal. En 1981, M. Savaria a amorcé sa carrière auprès de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), où il a exercé plusieurs fonctions, dont celle de directeur des programmes pour Haïti. Il a été affecté par la suite à Kinshasa comme chef de la coopération et à Conakry comme Chargé d'affaires. En 1997, il a été nommé ambassadeur auprès du Burkina Faso. De retour à l'ACDI, en 2001, il a servi comme directeur régional, Afrique centrale et des Grands-Lacs. De 2003 à 2006, il a été haut-commissaire du Canada auprès de la République du Cameroun, avec accréditation comme ambassadeur auprès de la République centrafricaine et du Tchad. De 2007 à 2011, il a été à nouveau nommé ambassadeur auprès du Burkina Faso. De retour à Ottawa, il a été directeur du Golfe de Guinée et du programme régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Après sa retraite de la fonctions publique canadienne en août 2014, il a continué à agir comme consultant en développement international.

Lorraine Simard

Lorraine Simard conseille les organisations sur l’intégration des pratiques en responsabilité sociétale (RSO) et en gestion du risque. Elle œuvre dans les secteurs institutionnels internationaux et nationaux, la grande industrie métallurgique, les mines, les villes et les services. Au niveau international, Lorraine Simard gère des ateliers de concertation multipartite dans le secteur extractif en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest avec l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD/OIF). Elle est souvent invitée à titre d’expert à des comités consultatifs sur les normes et le développement des outils de management (ISO 26000, GADD-F, Guide de management culturel durable, Guide de formation pour la relève dirigeante, etc). Elle est partenaire initiatrice du projet Femmes et Normalisation. Femme engagée, elle crée le Comité 21 Québec, la Grande rentrée annuelle du développement durable et elle collabore au développement des comités 21 internationaux avec le Comité 21 France afin de créer des synergies nationales et internationales sur le partage des bonnes pratiques du développement durable des organisations.