Concours d'affiches 2016

La lauréate du concours d'affiche de cette année est ANNIE SÈNE !

Annie sene laureate concours affiche 2015   visuel-festival-vuesdafrique-grd-format-2015

Le Baobab, un arbre de force, majestueux.

Mon père originaire du Sénégal et ma mère originaire de la Guadeloupe contribuent à faire de moi, la personne que je suis en ce 21ème siècle.

Mon être  s'est forgé d'une solide vision de l'Afrique, plus exactement Dakar est située à l'Ouest. Dans ce beau pays, des êtres de différentes cultures se mélangent. Cette partie du monde est riche par ses connaissances culturelles, et l'ouverture au monde extérieur.

La danse, la musique rythment le quotidien des Sénégalais, avec une grande diversité suivant les régions. Dans l’art africain, la société est souvent reproduite. On assiste vraiment à une diversité. Et cette diversité et mon appartenance au Sénégal est omniprésente dans mon oeuvre.

J’ai une prédilection pour Mawa Sène du Sénégal qui utilise le cubisme. Il ne faut pas oublier que l’art africain a sauvé l’art occidental. Picasso a découvert le cubisme avec la statuette négro africaine. Ses figures colorées en blanc avec un fond noir m’ont toujours impressionnée car cela rehausse les visages. Toutes ces rencontres ont alimenté mon être depuis mon enfance mis à part la musique, mon autre passion.

Ma peinture est un acte de partage. J'ose expliquer que seuls la paix et l'amour seront faire des uns et des autres des personnes capables de pardonner et de renouer avec des relations véritables portant sur l'envie de voir l'autre croître, partager les richesses sainement et faire le possible pour que la famine et la pauvreté soient enrayées.

Je considère que l'Afrique est si grande, que je pense comme le disait Cheik Anta Diop qu'elle est le Berceau de l'Humanité. Avec toutes ces valeurs humaines et l'éveil de la conscience des êtres de nos jours, l'esclavage ne doit pas être utilisé pour s'enrichir où pour éliminer les êtres. Il faut voir et non faire semblant de ne rien voir. Je peins pour cela, je remercie Dakar, ma famille, mes amis de m'avoir à un moment de leur vie enseigné, guidé. Avec tout ce bagage humain, je continue ma route vers le chemin de la Paix n'ayant pas peur d'avoir soif car je sais que les gardiennes de l'eau sont toujours de service sur les montagnes et les fleuves sacrés. Je souhaite qu'un jour à Gorée, on puisse écrire :  

Il n'y a plus de racisme                  

Il n'y a plus d'esclavage                   

l n'y a plus de famine

Merci à toi Femme Noire.